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Juin 2010 : Mais où sont les boîtes noires ?



Le 1er juin 2009, l’airbus A310 du vol Air France 447 entre Rio et Paris a disparu dans l’Atlantique, faisant 228 morts. Un an plus tard, les fameuses boîtes noires de l’appareil n’ont toujours pas été retrouvées et les familles des victimes sont particulièrement déçues par l’échec de la troisième campagne de récupération, qui vient de s’achever. Alors que tout est localisable en temps quasi réel un peu partout dans le monde, même nos chiens et les doudous de nos enfants, comment est-il possible qu’un avion ne puisse pas être localisé précisément ?

Boite noire

Boîte noire de la société L3 (www.l-3ar.com)

Les fameuses boîtes noires, contiennent les enregistrements sonores et de nombreuses informations qui devraient permettre de comprendre les conditions du crash du vol AF447. Entre confusions dans les émissions d’ultrasons qui ont concentré les recherches au mauvais endroit et conclusions d’experts expliquant où devait se trouver l’avion en s’appuyant sur l’analyse des courants marins... nul ne sait, un an après l’accident où elles sont vraiment et l’épave reste introuvable. Au total, 28 millions d’euros ont été dépensés pour tenter de les retrouver, selon nos collègues du Figaro.

Et si on leur mettait un GPS ?

Comment cette situation est-elle possible ? Pourquoi ne sont-elles pas équipées d’une balise de positionnement ? C’est que l’affaire n’est pas si simple. Prévues pour résister à tout (feu, pression, explosions...) les deux boîtes noires (sons et paramètres de vol) sont insérées dans la partie de l’appareil la plus résistante aux crashs. Elles ne peuvent donc pas être accrochées à l’extérieur sur les avions de ligne. Certains imaginent des dispositifs d’éjection avec déclenchement du GPS et présence de flotteurs... mais personne n’a encore trouvé la technique permettant de garantir à la fois leur conservation et leur éjection géolocalisée. Autre solution, compléter les boîtes noires par un système de transmission en temps réel de la position de l’avion. L’idée semble simple et possible, ne serait-ce que parce que nous avons tous consulté des sites de suivi d’avions en temps réel (comme http://flightwise.com). Flytracking

Et bien non, là n’est pas encore la réponse : n’oublions pas qu’un avion en vol, ça va plutôt vite et que les signaux reçus ne sont pas vraiment en temps réel (d’où une zone de recherche très étendue). Bref, ces informations mises à la disposition du grand public s’appuient plus sur les horaires officiels que sur les informations en temps réel.

Vers des boîtes blanches ?

Les avions transmettent cependant bien des données très simples en temps réel (nécessaires au contrôle aérien), mais celles-ci ne sont pas localisées quand les avions sortent de la visibilité des systèmes radar. Plusieurs industriels (Airbus, Boeing...) imaginent alors des « boîtes blanches » qui transmettraient en permanence certaines données issues des capteurs (par couplage GPS et communication par satellites puis via Internet), qui seraient comparées aux données nominales du constructeur et à l’itinéraire prévu, permettant de déclencher des alertes et un suivi en cas de problème. Là encore, subsistent de nombreux problèmes : la masse de données à transmettre, l’utilisation de fréquences, mais surtout, semble-t-il, l’incursion assez mal venue d’un mouchard dans le cockpit. Finalement, les pilotes de ligne n’aimeraient pas plus se sentir surveillés que leurs collègues chauffeurs routiers. Ces derniers s’y sont pourtant habitués !

- Pour en savoir plus : l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) organise un colloque sur les problématiques de recherche et secours à Abu Dhabi les 21 et 22 juin 2010.



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