Le mensuel de référence des Systèmes d´Information Géographique SIG la lettre
Documents > A la Une sur SIG la Lettre >

Mai 2011 : Google crée le buzz à Where 2.0



En quelques années, Where2.0, organisée par O’Reilly, est devenue la principale conférence géospatiale mondiale. En tous cas, celle où prime l’innovation, grâce à un programme qui associe étroitement acteurs « traditionnels » et orientés vers le grand public. L’édition 2011 qui s’est tenue mi-avril à Santa Clara en Californie n’a pas échappé à la règle. L’annonce de Google Earth Builder en est un parfait exemple. Ainsi, le géant au service du grand public semble plus que jamais décidé à faire sa place dans les organisations professionnelles les plus exigeantes.

GoogleEarth : un succès mitigé auprès des entreprises

Depuis six ans que Google Earth existe, l’outil est devenu un standard mondial mais il peine à s’imposer dans le monde des gouvernements et des grandes entreprises. Car si l’on compare les quelque sept cent millions de téléchargements de Google Earth aux vingt-cinq mille clients « payants » (Google Earth Entreprise, Google Earth Pro…), le succès des solutions professionnelles apparaît comme très relatif. Pourquoi ? « D’abord, Google met à votre disposition le moteur et les données image de base, mais une fois installé sur votre réseau interne (et hors Internet), ce « mini-Google Earth » paraît bien limité sans l’interaction avec les données et services disponibles sur le Web. Ensuite, c’est à vous de faire le boulot de charger toutes vos données maison sur le globe virtuel. Et la plupart du temps, les fonctionnalités d’analyse limitées de Google Earth Entreprise vous obligent à dupliquer vos efforts et à conserver ces mêmes données dans un autre formalisme plus SIG. Enfin (et cette troisième raison apparaît surtout en Europe), il y a toujours la suspicion qu’en installant le serveur Google Earth Entreprise sur votre intranet, vous fassiez peut être entrer le loup dans la bergerie », commente Thierry Rousselin de Geo212.

La réponse est dans les nuages

C’est à ces critiques que répond Google Earth Builder, en inversant la proposition. Désormais, l’entreprise confie la gestion de ses données à Google qui les met à disposition dans son « cloud ». L’administrateur dispose d’un catalogue de ses données, il peut en définir la symbologie et se contente de les envoyer à Google qui les met en forme, qu’il s’agisse d’images ou de couches vectorielles, dans les principaux formats et projections. Google Earth Builder peut même faire office de serveur WMS. Ainsi, les utilisateurs référencés (l’administrateur Google Earth Builder choisit le niveau de partage de ses données, qui peuvent être visibles par tous, par des groupes d’utilisateurs ou des individus) utilisent Google Earth pour accéder à ces nouvelles couches sans rien perdre de la richesse du globe public (mise à jour en continue, vitesse d’affichage, publication de nouvelles couches…). « Vous résolvez également le problème de la sécurité : vous ne faites pas entrer le loup dans la bergerie, vous décidez quels agneaux vous confiez à la gestion du loup », remarque Thierry Rousselin.

L’annonce a été largement reprise dans les blogs et, même si le produit ne sera disponible qu’au troisième trimestre (et donc non tarifé actuellement), il a des chances de séduire pas mal d’organismes privés et publics. D’autant plus que Google a insisté dans sa présentation sur une diffusion élargie aux nouveaux produits mobiles (smartphones, tablets) qui devraient donc eux-aussi s’améliorer pour accepter ces nouvelles couches d’information.

Pour en savoir plus :
- Les présentations de Where 2.0 sont en ligne sur le site de la manifestation : http://where2conf.com/where2011/pub.... Nous reviendrons le mois prochain sur les autres sujets abordés.

- La présentation de Marissa Meyers et Dylan Lorimer de Google Earth Builder : http://www.youtube.com/watch?v=d07F...



Toutes les Unes du mois :
  •   SIG La Lettre devient DécryptaGéo
  •   L’open data ? Un truc de brigands !
  •   OSM met la gomme
  •   Les smartphones ignorent la crise
  •   GeoRezo : de l’Erika au cap des 200 000 messages
  •   SIG La Lettre, vous en pensez quoi ?
  •   L’impossibilité d’une île
  •   Cet hiver, prenez le large !
  •   Crowdsourcing bien ordonné commence par soi-même
  •   Open data et géomaticiens : « je t’aime, moi non plus »
  •   Quand les Français s’intéressent à la géographie électorale
  •   Comment tirer le meilleur parti de vos données géographiques ?
  •   Rencontres 2012 : succès confirmé !
  •   Rencontres 2012 : un menu de choix
  •   La France en relief ? Une histoire vieille de 400 ans !
  •   Janvier 2012 : 2012 : année de la convergence parcellaire ?
  •   Décembre 2011 : www.data.gouv.fr, c’est parti !
  •   Novembre 2011 : Mais que reste-il de nos campagnes ?
  •   Octobre 2011 : Le coût d’une tuile
  •   Septembre 2011 : Les IDG régionales auraient-elles pris le pouvoir ?
  •   1er juillet 2011 : Découvrez GIS & Geomatics Intelligence
  •   Juin 2011 : Rencontres SIG La Lettre : un temps pour s’interroger
  •   Mai 2011 : Google crée le buzz à Where 2.0
  •   Avril 2011 : Mobilisation cartographique autour du séisme de Sendai
  •   Mars 2011 : Adresses et numéros de parcelles : le décret qui précise
  •   Février 2011 : Un nouveau CNIG très inspiré
  •   Janvier 2011 : La prochaine décennie sera-t-elle géolocalisée ?
  •   Décembre 2010 : Il était une fois la révolution
  •   Novembre 2010 : INSPIRE transposée
  •   octobre 2010 : L’État donne de nouveaux objectifs à l’IGN
  •   septembre 2010 : Je suis ici !
  •   Juin 2010 : Mais où sont les boîtes noires ?
  •   Mai 2010 : Un deuxième rendez-vous réussi !
  •   Avril 2010 : Données Ordnance Survey gratuites, c’est parti !
  •   Mars 2010 : Trois IDG à l’épreuve de Xynthia
  •   Février 2010 : Haïti : géomobilisation d’un nouveau genre !
  •   Janvier 2010 : Quand les globes virtuels descendent dans la rue
  •   Décembre 2009 : Messieurs les anglais, tirez les premiers
  •   Novembre 2009 : Quand Google innove… ça peut faire mal !
  •   Galileo : des chiffres qui laissent rêveur
  •   La réalité augmentée débarque
  •   RGE gratuit pour les collectivités : rien n’est moins sûr
  •   Mai 2009 : Un Cartocrime, pas si Net ?
  •   Pari réussi pour les premières Rencontres SIG La Lettre
  •   La relance en cartes et plans
  •   Mars 09 : 12 au 14 mai : rencontrons-nous !
  •   Février 2009 : De Lothar à Klaus : l’information géographique progresse
  •   Janvier 2009 : Crisis, what crisis ?
  •   Décembre 2008 : le CNIG dans la tourmente
  •   Novembre 2008 : Carto en rouge et bleu pour un président noir
  •   Octobre 2008 : Dix ans déjà !
  •   septembre 2008 : Beau palmarès aux jeux géolympiques
  •   Juin 2008 : Assises du numérique : faites entendre votre voix
  •   Mai 2008 : No frontiers !
  •   Avril 2008 : Les Géo-Grenelle récompensent la lutte contre les pesticides
  •   Mars 2008 : Géo-Evénement a 20 ans
  •   février 2008 : Le cadastre s’affiche
  •   Janvier 2008 : INSPIRE, l’heure de la mobilisation générale a sonné
  •   Décembre 2007 : RFID, GPS… bientôt un mariage de puces ?
  •   Novembre 2007 : Vers une géographie volontaire ?
  •   Octobre 2007 : Pas d’enquête sur le recensement
  •   Septembre 2007 : Grandes manœuvres mobiles aux Pays-Bas
  •   Juin 2007 : Galileo sortira-t-il de son trou noir ?
  •   Mai 2007 : Elections : des cartes mais peu d’analyses
  •   Avril 2007 : Géo-Evénement, ça se discute !
  •   Mars 2007 : Rendez-vous à Géo-Evénement 2007
  •   Février 2007 : La publicité localisée, c’est pas fini !
  •   Janvier 2007 : Les régions sont dynamiques
  •   Décembre 2006 : INSPIRE, c’est parti !
  •   Novembre 2006 : Les "idéos" de l’IGN
  •   Octobre 2006 : Libérez les données !
  •   septembre 2006 : Géoportail : lancement réussi mais démarrage laborieux
  •   23 juin 2006 Lancement officiel du géoportail
  •   Juin 2006 : Recherche tour de contrôle, désespérément
  •   Mai 2006 : Edito - Nouveau site SIG La Lettre
  •   Géo-Evénement 2006 : parcours choisi
  •   Mars 2006 : Maquette virtuelle 3D, du gadget à l’outil
  • Recherche personnalisée